Quand une ou plusieurs phrases sont entourées de ces signes [ ], ce sont les pensées de notre cher et tendre Methos.

Réalisé par TITOUNETTE

 

UN VISAGE DE VELOURS

 

Partie une


PARIS - FRANCE - 9 h 30 - 2001

Le soleil brille dans un ciel sans nuage. La journée s’annonce chaude. Methos se résigne à se lever, il faut qu’il aille rendre son rapport sur... lui-même. Pourquoi a-t-il accepté ce travail de guetteur ? Il ne s’en souvient pas très bien, peut-être pour se protéger, pour occuper ses journées, ou peut-être pour une autre raison, mais maintenant, cette « bonne » raison l’empêche de rester au lit. Mais bon, tant pis, il fera la grasse matinée demain, peut-être...

Il sort donc, à grand regret de son lit, va prendre une douche et s’habille d’un jean et d’une chemise à moitié repassée. Il regarde l’heure et s’aperçoit qu’il est en retard. Il n’aurait pas du trénasser sous la douche. Il va se faire tirer les oreilles !

Un rayon de soleil l’éblouit lorsqu’il sort de son appartement. Il se dirige vers le centre de Paris, au volant de sa voiture, ou se trouve le repère des guetteurs. Il y va à contre cœur car il préfèrerait flâner dans les rues et profiter du soleil, si rare dans cette bonne vieille ville.

Il arrive devant la villa ou « travaillent » les guetteurs vers 10 h 30. Il gare sa voiture à sa place habituelle, à côté de celles de ces « collègues ». Il entre dans la villa et se dirigeait vers son « bureau » lorsqu’il fut interpellé par son « chef », M. Laforge. Ca y est, le moment tant redouté de la journée est arrivé. Methos le suit dans la pièce qui est, normalement, réservée à son supérieur et s’installe dans un fauteuil. Son patron n’a pas l’air très heureux et c’est lui qui prit la parole en premier :

« J’aimerais, M. Pierson, que vous me donniez une explication du fait que vous ayez perdu la trace de l’immortel que vous deviez surveiller.
-Je suis vraiment navré, mais je n’en ai pas.
-Ah oui ?!
-Oui, je suivais sa trace quand, tout à coup, il a disparu, par je ne sais quel moyen.
-Vous n’allez tout de même pas me dire que Methos, le plus vieux des immortels, a disparu comme ça, sans laisser de traces !
-Et bien, visiblement, oui.
-Bon, alors je vais mettre quelques hommes sur l’affaire. Vous êtes donc libre jusqu'à ce que nous ayons retrouvé Methos.
-Merci.
-Mais restez quand même dans les environs, on ne sait jamais.
-D’accord.
-Au fait.
-Oui monsieur.
-Je désirerais avoir votre rapport concernant cette journée sur mon bureau d’ici lundi.
-Il y sera. Bonne journée, monsieur. »

Son chef ne prit même pas la peine de lui répondre, il était trop occupé à répondre au téléphone

Il sortit, reprit sa voiture et décide d’aller se promener dans le centre ville. Il quitte son véhicule dans un parking et commence à faire le tour des boutiques.

Aux alentours de 12 h, il décide de rentrer chez lui car son estomac commence à sérieusement le faire souffrir et, en plus, il a une dizaine de paquets dans les mains. Il est donc vraiment temps qu’il s’arrête car s’il continu, son armoire finira vraiment par exploser.

Il retourne donc au parking, met tous les sacs dans le coffre et démarre. Il conduit tranquillement quand il ressent la présence d’un autre immortel. Il sait qu’il ou elle est proche. Il commence à regarder autour de lui quand il rentre dans la voiture qui est devant lui. Il se rabattit sur le bas côté, ce qui fait également la personne devant lui. Methos descend de voiture pour constater les dégâts et pour faire la morale à ce chauffard, quoi que se doit sans doute être une femme, car il n’y a que les femmes pour provoquer des accidents !, et il ressent à nouveau la présence d’un immortel. Sa surprise est grande en voyant qui était au volant de l’autre voiture. Le chauffard est en fait Mélinda.


ROME - ITALIE - 1452

Il faisait chaud, très chaud. C’était fin Juillet... non, c’était mi-Août. Mais, en fait, peu importait, Methos ne se tracassait pas du temps, que se soit un mois, une année ou un siècle, ça n’avait pas d’importance, ce qui comptait c’était les combats, les quickenings et les femmes. Tout le reste n’était pas important.

Il s’était arrêté dans une petite auberge pour y passer la nuit. Après son repas, il gravit les quelques marches qui le séparaient de sa chambre quand, franchissant l’angle du mur, il senti la présence d’un futur immortel qui n’était pas encore mort et il se heurta à une personne. Après s’être relevé de sa chute, il examine la personne qu’il venait de rencontrer. C’était une femme qui devait faire environ 1 m 70, habillée d’une robe de couleur foncée, marron peut être, avec un décolleté qui montrait qu’elle avait de très belles formes, ce qui lui donna une bouffée de chaleur, puis son visage, il n’en avait jamais vu de comparable au sien, il était si... angélique, si... beau, tout simplement, avec ses grands yeux noirs, un nez et une bouche parfaits et ses cheveux qui étaient également noirs et retombaient jusqu'à mi-dos, bref, elle était parfaite.
« Excusez-moi, engageât Methos.
-Ce n’est rien, dit la belle inconnue.
-Je m’appèle Methos, lui dit-il en tendant la main.
-Et moi Mélinda, mais excusez-moi, je dois y aller.
-Au revoir... »

Elle descendit les quelques marches qui les séparaient de la grande salle tandis que Methos la suivait du regard. Quel dommage qu’il doive repartir le lendemain ! Il regagna sa chambre en pensent à la belle Mélinda. Et, finalement, peut être restera-il un peu plus longtemps.

Le lendemain matin, il se réveilla avec le souvenir d’un doux rêve ou était présente Mélinda, avec son visage de velours. Il descendit pour prendre le petit déjeuner quand il vit la belle jeune fille servant un homme attablé. Il s’installa donc en espérant que ce soit Mélinda qui viendrait le servir, et ce fut le cas. Il essaya d’engager la conversation, mais elle lui dit qu’elle avait du travail.

Il décida d’aller voir les gérants de l’auberge qui, d’après lui, devaient sûrement être les parents de Mélinda, et c’était le cas. Il alla donc les voir et leur dit qu’il avait rencontré leur fille la veille au soir et qu’il était tombé sous le charme de celle-ci. Les parents de la jeune fille lui apprirent qu’elle était déjà promise à un autre homme et qu’ils ne pouvaient donc pas lui promettre sa main.







Partie deux



Il repartit le jour même et continua sa route le cœur triste pensant avoir perdu la femme de sa vie. Il revoyait sans cesse ce visage de velours qui était si angélique...

PARIS ~ France ~ 12 h 15 ~ 2001

[Ce visage de velours... qui était si angélique... qui l’est toujours d’ailleurs ! ]

Elle s’approche de lui, lui passe les bras autour du cou et l’embrasse.

Au bout de quelques secondes ils se séparent et Mélinda lit sur le visage de Méthos de l’étonnement.

Adam a du mal à faire le tri de toutes les émotions qui arrivent à son cerveau en même temps, de l’étonnement, du plaisir, du désir, du regret et plein d’autres...

Il reprend finalement ses esprits et engage la conversation :

" Je ne m’attendais pas à te voir ici, à Paris...

-Oui, moi non plus !

-Alors, que fais-tu de beau ?

-Je suis devenue mannequin...

- Ah...

-Oui, et demain soir je dois défiler pour Jean-Paul Gaultier...

-Ah...

-Et toi ?

-Oh, tu sais... je ne fais rien de vraiment important, lui répondit-il d’un air un peu embarrassé.

-Au fait, est ce que tu serais intéressé de venir me voir défiler ?

-Pourquoi pas...

-ok ! Ca marche ! Oh, attends, j’allais oublier... "

Elle retourne à sa voiture, ouvre la portière, se penche pour chercher quelque chose dans la boite à gants, au passage Methos en profite pour regarder les formes de ses fesses moulées par sa jupe. Après avoir trouvé ce qu’elle cherchait, Mélinda s’approche à nouveau d’Adam et lui tend un morceau de papier blanc ou est inscrit : ‘INVITATION POUR LE GRAND DEFILE DE JEAN-PAUL GAULTIER’.

Elle lui dit :

" Attends, je vais te donner mon numéro de portable, si tu veux me joindre. "

Elle lui reprend le carton d’invitation, retourne à sa voiture, prends un stylo et lui inscrit son numéro au dos de la carte, puis revient à nouveau vers lui et lui tend l’invitation en lui disant :

" J’espère te voir au défilé. "

Elle s’approche de lui, à la limite de le coller, et lui dépose un baiser sur le coin de la bouche et repars vers sa voiture. Methos reste planté la, à regarder le corps de cet ange se balancer de droite, à gauche d’une manière si sensuelle que ça en devenait presque hypnotique...

[Droite... gauche... droite... gauche...]

Il resta là, planter au bord de la route, à repenser à ce corps ondulant avec grâce et légèreté, si magnifique, sensuel, si... tout, à vrai dire !

Il finit finalement par reprendre ses esprits quand une voiture passa très près de lui et que le conducteur lui cria des injures, mais ce n’est pas le seul, son estomac en fait de même. Adam regarde sa montre et s’aperçoit qu’il est déjà 13 h. Il remonte dans sa voiture, met le contact et s’engage sur la route.

PARIS ~ France ~ le lendemain ~ 20 h 30

[... et ce corps, qui est lui aussi angélique... son cou..., ses épaules..., sa poitrine..., son ventre..., ses hanches..., ses fesses..., ses jambes..., ses pieds..., oui, tout en elle est angélique ! ... ]

Adam est perdu, parmi la foule de gens venus admirer la nouvelle collection de Jean-Paul Gaultier. Il y a aussi bien des ‘stars’ que des inconnus, comme lui. Il se promène donc en ne sachant pas ou il doit aller. Un peu plus loin, dans cette grande salle, il aperçoit un podium avec au bout deux passages d’où arriveront certainement les mannequins. Il s’en approche quand il ressent la présence d’un immortel. Il gravit les quelques marches qui le sépare du haut de la scène et s’approche des passages, mais brusquement, un homme baraqué en costume noir lui bouche le passage. [Il faut dire qu’avec sa carrure, il n’a pas de mal à boucher l’entrée des coulisses ! ] Le vigile adresse à Methos un regard sévère.

" Cet endroit est réservé aux mannequins, dit il.

-Mais je suis un ami intime de l’un des mannequins, rétorqua l’immortel. "

Methos sort le carton d’invitation de sa poche et le montre au vigile en lui disant :

" Regardez, mon amie m’a donné ceci... "

Le garde du corps (car en plus d’être vigile, il est garde du corps) le prends, le lit et se met à rigoler. Adam, intrigué, lui demande pourquoi il rit et l’homme lui réponds que tous les invités ont ce carton, mais ce n’est pas pour cela qu’ils ont accès aux coulisses, qui sont réservées aux mannequins.

Methos, énervé, est sur le point de partir quand Mélinda arrive par l’autre passage et dit :

" Laissez le passer, il est avec moi ! "

Le vigile lui répondit sur un ton obéissant :

" Oui, Mademoiselle Mélinda. "

Le garde tu corps libéra donc l’entrée des coulisses comme l’aurait fait un bon toutou bien obéissant.

En passant devant lui, Adam le regarda avec, sur le visage, une expression de victoire.

Une fois seul avec Mélinda, dans les coulisses, Méthos lui dit  sur un ton sarcastique:

" Vous ne l’avez pas très bien élevé celui la, il faudrait recommencer son dressage ! "

Mélinda se retourne et lui adresse un regard amusé et tous deux se mettent à rire. Elle s’approche d’Adam, lui prend le bras et lui dit :

" Viens, je vais te faire visiter avant le début du défilé. "

Methos se laisse emmener avec plaisir, envoûté par le délicieux parfum de Mélinda et le contact de sa peau douce, comme du satin, sur son bras. Elle lui montre la garde de robe, le coin maquillage, et tout le reste. Alors que Mélinda lui explique comment tout fonctionne, Adam se laisse porter par la douce odeur de vanille mélangé avec des épices dégagée par son amie.

[ Le mélange de la douceur de la vanille avec le piquant des épices est si... excitant... ]

Il s’imagine avec Mélinda, chez lui, goûtant sa peau de velours, brune et chaude. Il s’imagine le goût de sa peau : comme son parfum, mélange de vanille et d’épices..., douce et piquante...

Une voix grésillante annonce :

" LE DEFILE VA COMMENCER DANS 15 MINUTES. "

Mélinda lui dit alors :

" Methos, il va falloir que tu retournes dans la salle car nous allons finir de nous préparer "

Adam sort de son rêve et lui répond :

" Comment... vous préparer... ah oui, bien sur ! Je te laisse finir de te préparer.

-Et... souhaites moi bonne chance...

-Oui, bonne chance. "

Elle s’approche de lui et lui dépose un baiser sur le coin des lèvres, [Décidément, c’est une habitude chez elle, mais c’est une très bonne habitude ! ] puis s’éloigne.

Il sort des coulisses, descend du podium, s’installe sur une chaise et attend, là que le défilé commence.

Une fois toutes les personnes assises, le défilé commence.

Les mannequins commencent leur va et vient. Puis, c’est au tour de Mélinda. Elle porte une robe longue rouge vermeil fendue sur le côté droit, la fente qui remonte jusqu'à mi-cuisse, qui permet d’apercevoir la forme parfaite de sa cuisse et le grain parfait de sa peau. La robe est évasée au niveau des jambes et moulante à partir de la mi-cuisse, ce qui met parfaitement en valeur le galbe de ses fesses que l’on devine musclées, de son ventre plat, de sa poitrine généreuse mais ferme, de son dos musclé, mais sans exagération et de ses sublimes épaules. Ses cheveux sont relevées, tenus par un pince de même couleur que la robe, ce qui met en valeur la couleur noir de sa chevelure, avec une mèche qui retombe avec douceur et délicatesse sur son épaule, ce qui permet d’admirer la courbure de son cou.

[Son corps est vraiment parfait... et sa démarche... elle ressemble à un ange qui passe avec grâce et élégance... non, elle ne ressemble pas à un ange, elle est un ange ! ]

En passant devant Methos, Mélinda lui fait un grand sourire, comme celui d’un enfant quand il fait quelque chose qu’il adore.

Le défila se déroula parfaitement et Jean-Paul Gaultier fit le dernier passage avec Mélinda, qui avait été choisie pour porter la robe de mariée, qui était splendide.

Methos la rejoint dans les coulisses, remplies de ‘stars’, pour la féliciter. Mélinda était en train de parler avec le couturier lorsqu’il s’approcha d’elle. Elle lui fit un grand sourire et s’occupa des présentations.

A la fin de la soirée, Methos propose à Mélinda de la raccompagner, ce qu’elle accepte volontiers. Arrivés devant chez elle, elle lui proposa un dernier verre...

Fin