1)
TROUVER UN MENTOR
Ceci est ma première
fanfiction alors, s’il vous plaît, soyez indulgents.
Cette histoire est la
première de toute une série. Le personnage de Kelsey Maiers est mon invention alors,
si jamais vous voulez l’utiliser, je ne suis pas contre mais j’aimerais
beaucoup que vous me le demandiez avant.
En ce qui concerne les
remerciements, tout d’abord merci à Mymy, qui accepte de faire paraître cette
fanfics sur son site et aussi à Canelle qui m’a fait découvrir les fanfictions
et qui a bien voulu être ma relectrice.
Si jamais vous voulez me
faire part de vos commentaires vous pouvez m’écrire à cette adresse :
Bon, je ne vais pas vous embêter
plus longtemps alors :
BONNE LECTURE !!!
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Paris, un quai au bord de la Seine, 2001.
C’était la nuit. Une ombre s’avança sur le quai, près de la péniche de Duncan MacLeod. A l’intérieur, celui-ci, qui dormait profondément, se redressa d’un coup, réveillé par un buzz inconnu.
D’un geste sûr il attrapa sa redoutable arme et
sortit sur le pont, sans faire le moindre bruit, avec la souplesse d’un félin.
Dès qu’il se retrouva en face de l’autre immortel, qui était toujours dans
l’ombre, il se présenta :
DUNCAN : Je suis Duncan MacLeod, du
clan MacLeod.
La personne s’avança d’un pas et fut aussitôt
éclairée par la lune : c’était une femme. Belle à couper le souffle. A la
chevelure brune, légèrement ondulés et aux bleus sombres. Elle le regardait
droit dans les yeux, de toute la profondeur de son regard. Duncan en fut
presque décontenancé. Il n’avait pas ressenti ça depuis Tessa…
FEMME (d’un ton mi-sérieux, mi-amusé)
: Je
sais qui vous êtes, c’est vous que je suis venue voir.
DUNCAN : Eh bien, je suis prêt, nous
pouvons commencer.
FEMME : Je ne suis pas venue me
battre. Je veux seulement vous parler.
DUNCAN (sans comprendre) : Me parler ?
FEMME (ironisant) : Oui vous parler. Vous savez
cette chose que font les humains en sortant des sons de leur bouches pour
communiquer.
DUNCAN (baissant son épée) : Très drôle ! D’accord,
mais si vous voulez me parler, il faudra d’abord me donner votre épée.
FEMME : Ce serait avec plaisir mais
je n’en ai pas.
DUNCAN : Pardon ? Vous n’avez
pas d’épée ?
FEMME : Non.
DUNCAN : Pas même un sabre ou
n’importe quoi d’autre ?
FEMME : Non.
DUNCAN : Mais vous êtes
inconsciente ! Vous êtes immortelle et vous sortez la nuit sans
épée !
FEMME : Mettez-là deux secondes en
veilleuse, OK ? On a dû vous entendre jusqu’à Rome ! Je vais vous
expliquer. Je ne suis immortelle que depuis deux mois.
DUNCAN : Vous n’avez pas de
mentor ?
FEMME : J’en ai eu un.
Elle s’arrêta et regarda autour d’eux.
FEMME : On reste là toute la nuit
ou vous m’invitez à monter dans votre péniche ?
De la main, il lui fit signe de monter à bord et ils
allèrent s’asseoir sur le canapé du salon de la petite embarcation. Là, la
jeune femme raconta son histoire :
FEMME : Je m’appelle Kelsey Maiers,
mon mentor s’appelait Rebecca Courtland. Vous la connaissiez, n’est-ce
pas ?
Mais déjà, l’esprit de Duncan était ailleurs…
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Angleterre, une petite auberge de Londres,
1729.
Duncan, accompagné de plusieurs
« gentlemen » était déjà complètement saoul.
DUNCAN : Moi, j’vous l’dit les gars,
j’vous l’dit que j’peux pas mourir. Ch’uis immortel les gars !
Tous ses compagnons éclatèrent de rire. A cet
instant, une jeune femme habillée très respectablement, entra dans la pièce.
Duncan se retourna brusquement, ressentant la présence d’un immortel très
puissant.
DUNCAN : T’nez, r’gardez, elle
aussi, elle est immortelle !
La jeune femme s’approcha de lui, l’air furieux. Et,
le prenant par une oreille, l’entraîna vers la porte en disant :
JN FEMME : Veuillez excuser mon mari,
il a toujours tendance à raconter des balivernes quand il boit trop.
UN DES HOMMES : Ca, on avait
remarqué !
Le tenant toujours, elle se dirigea vers la fontaine
la plus proche, lui lâcha l’oreille pour l’attraper par les cheveux et lui
plongea la tête plusieurs fois (sûrement plus qu’il ne fallait) pour lui
clarifier l’esprit. Puis, elle le lâcha, le regarda dans les yeux et lui
cria :
JN FEMME : C’est bon maintenant ?
Vous êtes dessaoulé ?
DUNCAN : Qu’est-ce qui vous a prie
de…
JN FEMME : Et vous ! Qu’est-ce
qui vous a prie à vous ! Ca vous prend souvent de déballer comme ça à tout
le monde votre…
Elle hésita puis reprit en baissant la voix :
JN FEMME : …votre immortalité.
DUNCAN : Je n’y suis pour rien,
j’étais ivre.
JN FEMME : Ah bon, je n’avais pas
remarqué !
Exaspéré, il leva les yeux au ciel. Voulant changer
de conversation, il lui demanda son nom.
JN FEMME : Je m’appelle Rebecca
Courtland.
DUNCAN : Je suis Duncan MacLeod, du…
REBECCA : … clan MacLeod, je sais.
DUNCAN : Qui vous l’a dit ?
REBECCA : Vous n’avez pas besoin de
le savoir.
Ne sachant quoi répondre, il se tut.
REBECCA : Vous voulez peut-être vous sécher ?
En effet, il dégoulinait d’eau.
DUNCAN : Pourquoi pas ?
REBECCA : Venez chez moi, je n’habite
pas très loin.
DUNCAN (d’un air soudain très
séducteur) : Serais-ce une invitation ?
REBECCA : Ne vous fatiguez pas, on
m’a aussi parlé de votre réputation de Dom Juan.
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Paris, péniche de MacLeod, 2001.
Son expression répondit à la question de Kelsey.
Elle continua donc :
KELSEY : Elle a été tué il y a un
mois.
DUNCAN (qui paraît bouleversé) : Par qui ?
KELSEY : Un homme que je n’avais
jamais vu auparavant ?
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Kelsey sortit d’une petite villa, Rebecca était dans
le salon. Cette dernière s’occupait de ranger des bibelots sur une étagère en
verre lorsqu’elle ressentit la présence d’un immortel. Elle se retourna,
pensant voir sa protégée mais découvrit un homme à la stature imposante. Il
avait la tête rasée et ses deux yeux noirs, profondément enfoncés dans leurs
orbites, la fixaient l’air menaçant.
Rebecca voulut attraper son épée qui était posée un
peu plus loin mais l’autre fut plus rapide, courut jusqu’à elle et, d’un coup
rapide et précis, lui trancha la tête.
Dehors, Kelsey revenait de sa promenade. Elle vit
des éclairs faire exploser des fenêtres. A travers l’une d’elles, elle put
entrapercevoir un homme qui subissait le quickenning de son mentor. Aussitôt,
elle s’enfuit en courant.
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KELSEY : Après qu’elle soit morte, je
me suis souvenue de vous, elle m’avait dit que vous étiez le meilleur maître
d’armes qu’elle ait rencontré. Alors, j’ai pensé que…
DUNCAN (finissant pour elle) : Que je pourrais être votre
mentor.
KELSEY : C’est ça.
Un silence s’installa jusqu’à ce que la jeune
immortelle reprenne.
KELSEY : Ecoutez, je sais que je n’ait
pas été très sympa avec vous, alors si vous n’acceptez ma proposition, je le
comprendrais très bien. Mais, s’il vous plaît, faites-moi au moins rencontrer
un immortel qui pourra m’apprendre ce qu’il sait.
DUNCAN : J’en connais un très bien.
KELSEY : Où habite-t-il ?
DUNCAN (souriant) : Dans cette péniche.
KELSEY : Alors vous acceptez ?
DUNCAN : Bien sûr. Je m’étonne déjà
que vous ayez survécu un mois sans protection, je ne vais quand même pas vous
faire le risque de rencontrer un immortel maintenant. Vous savez, ils sont très
nombreux dans Paris.
Kelsey faillit sauter dans les bras de MacLeod mais,
jugeant que se serait sans doute mal placée, elle se reprit et déclara :
KELSEY : Bon, à présent, je vais
partir.
DUNCAN : Pardon ?
KELSEY : Oui, je ne vais pas vous
ennuyer plus longtemps, je vais trouver un endroit où loger pour cette nuit.
DUNCAN : Vous en avez déjà un.
KELSEY : Pardon ?
DUNCAN : Bien sûr. J’ai une chambre
d’ami.
KELSEY : Vous êtes certain que je ne
vais pas vous ennuyer ?
DUNCAN : Ecoutez-moi. Vous m’avez
demandé d’être votre mentor et j’ai accepté, ça implique que je suis
responsable de votre protection. Je ne peux donc pas vous laisser sortir seule
cette nuit.
Il lui fit signe de le suivre et l’emmena jusqu’à la
chambre juxtaposée à la sienne. Il lui apporta aussi quelques couvertures et la
laissa seule, allant lui-même se recoucher.
Kelsey, elle, se glissa dans le lit.
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Deux heures plus tard, elle se tournait et se
retournait toujours dans son lit. Elle décida alors d’aller se balader sur le
pont. Elle sortit et alla s’asseoir sur le toit de la péniche.
Elle avait seulement dû y rester quelques minutes
lorsqu’un buzz la sortit de ses pensées.
KELSEY: Vous n’arrivez pas à dormir vous non plus,
Duncan ?
En disant ces mots, elle s’était retournée. Mais,
elle vit bien que ce n’était pas son nouveau mentor qui se trouvait derrière
elle. C’était en effet un homme à la stature imposante, à la tête rasée et des
yeux noirs profondément enfoncés dans leur orbite qui la fixaient avec un air
menaçant. C’était l’homme, qui, un mois plus tôt, avait tué Rebecca.
KELSEY : S’il vous plaît, je ne
connais rien au combat, laissez-moi tranquille.
Mais c’était peine perdue. L’immortel ne répondit même pas et sortit son épée. Kelsey, trop effrayée pour appeler Duncan, sauta sur le quai et s’enfuit en courant mais, quelques mètres plus loin, son pied heurta une pierre et elle tomba. L’homme ne tarda pas à la rattraper, leva son épée dont Kelsey pouvait voir la longue lame tranchante et, soudain, il l’abaissa. La jeune femme ferma les yeux, attendant désespérément que la Mort vienne la chercher mais, tout à coup, le contact d’une autre lame contre celle de son ennemi lui fit ouvrir les yeux. Duncan, qui avait lui aussi sentit le buzz, était venu à sa rescousse. A présent, il se battait contre l’autre homme. Duncan était sur le point de lui assener un coup fatal (pour un mortel) lorsque son adversaire lui transperça le ventre de son épée. L’homme s’enfuit ensuite, sans même chercher à prendre la tête de MacLeod. Peut-être avait-il eu peur de sa force…
L’immortel de 400 ans s’écroula alors, « mort ». Kelsey courut vers lui et resta à ses côtés jusqu’à ce qu’il se réveille. Elle l’aida ensuite à se relever et ils rentrèrent tous les deux dans la péniche. Tous deux, épuisés par ce qu’il venait de vivre, retournèrent se coucher
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Le lendemain matin, un nouveau buzz la réveilla en sursaut. Effrayée, elle se précipita au salon et vit un immortel qu’elle ne connaissait pas. A sa grande surprise, celui-ci était affalé dans le canapé de MacLeod… avec une canette de bière à la main. Malgré son attitude nonchalante, Kelsey attrapa le vase le plus proche et le lança sur lui. L’homme n’eut même pas le temps de voir arriver le vase qui le frappa en pleine tête. Il s’écroula un peu plus sur le sofa, assommé.
A cet instant, Duncan sortit de sa chambre. Décidément, pensa Kelsey, il arrive toujours en retard.
DUNCAN : Qu’est-ce que vous avez fait ?
KELSEY : J’ai assommé une menace.
DUNCAN : Mais non, ce n’est pas une menace, c’est un ami.
KELSEY : Oh non !
Ils s’approchèrent de l’immortel qui se réveillait.
ADAM (voyant Kelsey) : Qui êtes-vous ?
KELSEY : Je m’appelle Kelsey Maiers. Je suis la nouvelle protégée de Duncan. Et vous ?
ADAM : Adam Pierson.
KELSEY : Enchantée.
ADAM : Je dirais bien la même chose si un vase ne m’avait pas percuté.
KELSEY : Désolée, nous avons reçu la visite d’un immortel hier soir et je ne suis plus très confiante.
ADAM (conciliant) : Excuses acceptées.
DUNCAN : Qu’est-ce qui t’amènes, Adam ?
ADAM : Un immortel.
DUNCAN (intrigué) : Qui ?
ADAM : Martin Laurens.
DUNCAN : Qu’a-t-il de particulier ?
ADAM : Il poursuit les pré-immortels et ceux qui viennent juste de le devenir et ils les exécutent sans combat.
KELSEY : Je suppose que c’est celui auquel nous avons eu affaire.
MacLeod resta muet.
ADAM : Qu’est-ce que vous comptez faire ?
DUNCAN : Le retrouver et le tuer. Kelsey, je vous emmène chez un ami. Vous serez en sécurité chez lui.
Kelsey voulut riposter mais elle n’en eut pas le temps. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ils étaient dans la voiture de MacLeod.
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Maison de Joe Dawson, un peu plus tard.
Lorsque l’ancien guetteur de Duncan leur ouvrit, il ne paraissait pas de très bonne humeur et quand Duncan lui expliqua la situation, il ne fut pas tout à fait d’accord.
JOE : Quoi ? Mais je ne suis pas une baby-sitter !
KELSEY : Parce que vous croyez que ça me plaît à moi ?
De toute façon, MacLeod ne leur laissa pas le choix. Il demanda à Adam de rester avec son ami et sa protégée et partit aussitôt à la recherche de Martin Laurens.
Il décida d’aller à la morgue, c’était l’endroit où l’on trouvait le plus de jeunes immortels (et pour cause !). En plus, un dimanche matin, il n’y aurait personne.
Là-bas, à peine s’était-il garé qu’il sentit sa présence. Martin sortit à ce moment du bâtiment. Heureusement, le parking était derrière, il pourrait se battre sans se faire remarquer. Duncan sortit son épée, l’autre aussi et le combat s’engagea. Laurens était plutôt doué. Ca n’étonnait guère Duncan, avec tout les immortels qu’ils avaient dû tuer. Néanmoins, il finit par lâcher son épée. Mais, avant que Duncan ne réagisse, ils parvint à s’enfuir en courant. Il monta sur une moto et partit à toute vitesse. Le temps que Duncan monte dans sa voiture et se lance à sa poursuite, il avait disparu à travers les ruelles de ce quartier de Paris.
Etonné mais pas découragé par la fuite de son adversaire, MacLeod continua à le chercher dans tous les endroits possibles et où ils auraient pu se trouver mais, à la fin de la journée, à la tombée du jour, il ne l’avait toujours pas revu.
Furieux, il décida d’aller chercher Kelsey. Les embouteillages demandèrent à Duncan deux heures et demie de patience pour traverser la ville avant de parvenir à la maison de Dawson. Il arriva donc à destination de fort mauvaise humeur. Il entra sans frapper, pensant que tout les habitants dormaient. Soudain, une épée surgit devant lui. S’il ne s’était pas baissé à temps, elle l’aurait sans doute décapité. Il regarda d’où provenait le coup et découvrit que c’était Kelsey qui tenait une épée.
DUNCAN : Vous êtes malade ! Vous avez failli me tuer !
KELSEY : Désolée, j’ai ressenti votre présence et j’ai pris peur. J’ai pris une épée que Joe gardait dans son bureau.
DUNCAN : La prochaine fois, vous attendrez de savoir qui est là avant d’essayer de tuer vos propres amis.
Kelsey, piquée au vif, lui tourna le dos.
DUNCAN : Au fait, où est Adam.
KELSEY : Le frigo de Joe était vide et il est parti chez lui ramener de quoi manger.
DUNCAN : Je lui demande de vous protéger et il s’en va. Quel ami, vraiment !
KELSEY : Vous avez eu Laurens ?
DUNCAN : Non, il m’a échappé. Et Joe, où est-il ?
KELSEY : Il dort sur le canapé.
A ce moment, Dawson apparut.
JOE : Qu’est-ce qui se passe ici ?
KELSEY : Enfin, il dormait.
DUNCAN : Je peux te parler en privé, s’il te plaît ?
Il attira son ami dans un coin.
DUNCAN : Depuis quand tu gardes une épée chez toi ?
JOE : Depuis que je te connais.
DUNCAN : Pourquoi ?
JOE : J’ai remarqué que, de temps en temps, certains immortels aiment bien enlever tes amis pour faire pression sur toi.
DUNCAN : Eh bien, la prochaine fois, tu la cacheras mieux.
JOE : Bon sang, tu veux bien m’expliquer ce qui se passe à la fin ?
Duncan lui raconta et Joe éclata de rire.
JOE : Eh bien, elle a du cran cette petite !
DUNCAN : Ecoute Joe, j’ai un service à te demander : Laurens sait où se trouve la péniche alors je me disais que…
JOE : Non, c’est absolument hors de question !
DUNCAN (lui donnant une tape sur l’épaule) : Merci, je savais que tu comprendrais.
Duncan se retourna brusquement, sentant la présence d’un immortel. A ce moment, Adam entra.
DUNCAN (furieux) : Toi !
ADAM : Qu’est-ce qui se passe ?
DUNCAN : Je te demande de veiller sur Kelsey et toi tu vas chercher de quoi manger.
ADAM (montrant un pack de bière) : …et de quoi boire.
Voyant que Duncan était hors de lui, il préféra s’excuser avant de retrouver sa tête sur le tapis. Ils allèrent s’installer au salon au grand désespoir de Joe qui alla s’enfermer dans sa chambre en pestant.
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Le lendemain matin, alors que tout le monde dormait encore, Duncan décida de retourner à la péniche. C’était le seul endroit où Laurens pouvait penser trouver Kelsey.
Il n’y trouva personne. Il décida cependant de prendre quelques affaires au cas où ils devraient rester un peu plus longtemps chez l’ancien guetteur. Dans le salon, il vit sur la table basse une lettre. Il la ramassa et fut stupéfait par ce qu’il découvrit : c’était un message de Martin Laurens.
Mon cher Duncan,
J’ai eu
l’impression que tu
ne t’es pas
souvenu de
moi mais un
nom te rafraîchira
la mémoire : Ethan.
Déjà, les yeux de Duncan se noyaient dans le lointain.
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Grèce, 1814
Duncan et un jeune homme étaient en train de se battre en duel lorsque, soudain, MacLeod fit lâcher son épée à son adversaire. Il fit décrire un large arc de cercle à son katana, l’abaissa… et l’arrêta juste à temps pour éviter de décapiter l’homme qui était tombé à genoux.
DUNCAN : Eh bien Ethan, tu as encore du travail devant toi.
ETHAN : Oui, mais j’ai le meilleur professeur.
Duncan eut un regard de tendresse envers son élève. Il considérait Ethan comme son fils, lui qui ne pourrait jamais avoir d’enfants…
MacLeod l’avait repéré peu de temps auparavant, ses amis et lui étaient des voyous qui cherchaient constamment le duel. Un jour, il avait provoqué un ami de Duncan qui l’avait tué. Les amis d’Ethan, lâches comme ils étaient, s’étaient tous enfuis. MacLeod avait attendu qu’Ethan se réveille. Il lui avait ensuite expliqué ce qui lui arrivait. Son élève lui avait dit qu’il était tellement mauvais escrimeur qu’il avait déjà été tué plusieurs fois. Lorsqu’il revenait à la vie, il croyait qu’on l’avait seulement blessé. Mais, depuis quelques temps, ses amis et lui avaient commencé à se poser des questions quand ils avaient constaté que ses soi-disant blessures ne laissaient aucune cicatrice.
En écoutant cette histoire, Duncan et Ethan avaient beaucoup ris et ils étaient tout de suite devenus amis. Duncan avait réussit à remettre Ethan sur le droit chemin et avait commencé à lui apprendre le maniement des armes.
Quelques jours plus tard, Duncan avait laissé Ethan seul, le temps d’aller acheter deux ou trois broutilles. Lorsqu’il était revenu, il avait vu Ethan en train de se faire décapiter par un autre immortel : Martin Laurens. Duncan l’avait aussitôt provoqué en duel, mais le déloyal immortel avait sauté sur le cheval du défunt élève et s’était enfuis. Depuis, ils ne s’étaient plus jamais revu.
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Paris, péniche de MacLeod, 2001
Lorsqu’il releva les yeux, un mauvais pressentiment l’envahit. Il sortit en courant de la péniche, monta dans sa voiture et partit en trombe. S’il avait rencontré un radar sur le trajet qui menait chez Joe, il serait sans doute rentré dans les records de vitesse sur route.
A la maison de son ami, il découvrit que la porte d’entrée était ouverte. Il courut jusqu’au salon et, sur la table basse, un autre message de Laurens l’attendait :
Tu arrives
toujours trop tard ,
Duncan.
Retrouve
– moi à la menuiserie centrale.
Et cette
fois , viens avant
que tes
amis ne
meurent
Sans même prendre le temps de réfléchir, Duncan remonta dans sa voiture et battit encore une fois tout les records de vitesse de Paris (et Dieu sait si les Français roule vite !) pour arriver à la menuiserie. Etait-ce une coïncidence ou un trait d’humour noir de Laurens, cette menuiserie était spécialisée dans la construction de cercueil.
Il ralentit cependant en s’engageant sur le parking afin de rester discret tant que Martin n’aurait pas ressenti sa présence. En s’approchant de l’entrée, Duncan senti le buzz de son ennemi.
MARTIN LAURENS : Allons entre MacLeod, aurais-tu peur ?
L’immortel de 400 ans entra. Tout autour de lui des cercueils et des planches de bois de toutes sortes s’étendaient sur une grande surface. Au milieu de la pièce, Laurens se tenait debout, son épée à la main.
DUNCAN : Je suis venu, tu peux les relâcher maintenant.
Duncan regardait autour de lui. Il ne pouvait voir que Kelsey, attachée et bâillonnée à la table qui menait à la grande et menaçante scie circulaire. Quant à Adam et Joe, aucune trace d’eux dans les parages.
MARTIN LAURENS : Tu devras d’abord me battre.
Soudain, il fonça sur Duncan qui eut juste le temps d’esquiver l’attaque avant de se retrouver embroché comme un vulgaire poulet. Les deux immortels évoluaient comme s’ils marchaient sur un cercle tracé à la craie, attendant d’attaquer ou d’être attaqué. Quand les lames s’entrechoquaient, c’étaient avec une telle brutalité que des étincelles jaillissaient des lames.
MARTIN LAURENS : Je suis devenu très fort, tu sais. J’ai tué beaucoup d’immortels.
DUNCAN : Mais des immortels très faibles.
MARTIN LAURENS : Multiplie une petite force par 100 et tu obtiendras une très grande puissance.
Pendant qu’ils se parlaient et se battaient, Laurens s’était approché du bouton de commande de la scie circulaire
MARTIN LAURENS : Ta copine est très jolie. Quel dommage qu’elle doive mourir !
DUNCAN : Ne fais pas ça, tu n’en tirerais aucun profit.
MARTIN LAURENS : Si, ton malheur.
Et, disant ces mots, il mit en route la table qui lentement, centimètre par centimètre, s’avançait vers la scie qui lançait un grondement menaçant.
A cette vue, la force de Duncan fut décuplée. Et, très vite, il avait fait lâcher son épée à son ennemi.
DUNCAN : Tu es peut-être fort, mais pas assez.
Le quickenning de son ennemi était tellement puissant que le premier éclair le força à se mettre à genoux. Il revit même le visage de son ami Ethan. Et puis ce fut le noir.
Lorsqu’il se réveilla, il réalisa que le quickenning avait provoqué un court-circuit, arrêtant la table où était attachée Kelsey à quelques centimètres seulement de la scie. Le court-circuit avait également provoqué un début d’incendie. Duncan n’était pas rester longtemps inconscient et l’incendie n’avait pas encore eu le temps de se propager. Duncan saisit l’extincteur le plus proche et éteignit les quelques petites flammes. Il alla ensuite détacher Kelsey qui se jeta dans ses bras en pleurant presque de peur. Il prit le temps de la calmer puis lui demanda :
DUNCAN : Où sont Adam et Joe ?
KELSEY : Je ne sais pas. Laurens avait payé des hommes pour nous enlever. Je n’ai pas voulu me laisser faire et un de ses sbires m’a assommé et je n’ai pas pu voir ce qu’ils ont fait de Joe et d’Adam.
Ce qui était sûr, c’est qu’ils étaient proches puisqu’ils pouvaient sentir la présence d’Adam. Soudain, les deux immortels entendirent des jurons étouffés.
DUNCAN : Joe ? C’est toi ? Où es-tu ?
JOE (voix étouffée) : Bien sûr que c’est moi ! Qui veux-tu que se soit d’autre ? Le Père Noël ? Nous sommes dans des cercueils
Duncan et Kelsey durent ouvrir plusieurs cercueils avant de trouver ceux où étaient emprisonnés les deux hommes.
DUNCAN : Vous allez bien ?
ADAM : Oui, mais je suis heureux de ne pas être claustrophobes.
Ils sortirent tous les quatre de la morgue et rentrèrent chez eux.
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Deux jours plus tard, lorsque Kelsey se réveilla, MacLeod était sorti. Il ne revint qu’une heure plus tard, un long paquet sous le bras.
DUNCAN (tendant le paquet à Kelsey) : Tenez.
KELSEY : C’est pour moi ?
DUNCAN : Oui. Je me suis dit que ça pourrait éventuellement vous servir.
Kelsey le regarda sans comprendre. Mais, quand elle découvrit ce qui se cachait à l’intérieur du paquet, elle sourit : il lui offrait une magnifique épée anglaise dont la garde se refermait presque sur son poignet, laissant juste la place d’y glisser la main pour la tenir.
Cette fois-ci, elle ne se retint pas et sauta au cou de Duncan en le remerciant.
DUNCAN : De toute manière, j’aurais dû vous en acheter une tôt ou tard. Au fait, j’espère que vous êtes en bonne condition physique.
KELSEY : Oui, pourquoi ?
DUNCAN : Nous allons bientôt commencer à nous entraîner. Vous êtes encore inexpérimentée et Paris a une très forte concentration d’immortels. Il vaut mieux que vous sachiez vous défendre si vous voulez garder la tête sur les épaules.
Kelsey parut enchantée de cette nouvelle même si elle répliqua :
KELSEY : Je ne suis pas inexpérimentée que ça. Rebecca m’a appris quelques petites choses. En plus, j’ai assommé votre meilleur ami et j’ai failli vous tuer.
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J’espère
que cette histoire vous a plu. Si c’est le cas vous trouverez bientôt un autre
épisode des aventures que vont vivre Duncan et Kelsey. Et n’oubliez pas, vos commentaires
sont les bienvenus :