Legal disclaimer : Methos, Duncan McLeod, Richie Ryan et Joe Dawson son propriété de Rysher Entertainment, Albator, Toshiro, Nausicaa, Mima, Joe, le Docteur Zone et Emeraldia sont propriété de Leiji Matsumoto. Je ne fais qu’emprunter ces personnages pour écrire une histoire, et ne touche d’aucune manière de l’argent sur cette histoire, que j’ai écrite par simple plaisir. Il est autorisé de copier cette histoire tant que c’est dans son intégralité, et en incluant ce disclaimer. Copyright Janvier 2001 – Poupov.
Avant propos :
Cette fanfic est le fruit d’un défi qui à été lancé sur la liste
highlander-France en Janvier 2001, sous le sujet simple question par quelqu’un
qui aurait peut-être préféré voir un crossover Highlander-Pokémon ( mais je me
refuse à enfermer Richie dans une pokéball, non mais ! ), une des réponses
a été « ROTFLMAO !! Arf, un slash Duncan/Nicky Larson ou Methos/Albator,
morte de rire !!!! ;-))))) »
L’idée a donc germé comme ça en l’espace de 3 mails d’un thread, j’ai
lancé l’idée de m’y mettre, on m’y a encouragé. Voilà l’histoire.
Cette fic
ayant été écrite d’abord pour cette liste, il y a un certain nombre de ‘private
jokes’ qui ne devraient quand même pas gêner la lecture des non-initiés.
Je tiens à préciser que le contenu de cette
fic, malgré son caractère de Slash est très très soft ( j’écris pour le fun,
et, je ne suis pas spécialement amateur de slash, l’inverse, même plutôt pour
ceux qui me connaissent bien… ), et peut être classé en PG-13. Sur, ce, bonne
lecture, et j’espère vous faire retrouver un peu le monde de votre enfance.
Pour tout commentaire ( même les mails d’insultes, allez ) poupovAfree.fr .
L’action se passe dans la série Albator 84 ( les humanoïdes, pas les Sylvidres )
L’espace intersidéral, en l’an 2979
En cette époque avancée du futur, traverser l’espace intersidéral n’était en général pas une promenade d’agrément. Les utopistes de la fin du vingtième siècle qui imaginaient l’avenir bien en sécurité entre les mains d’un capitaine Kirk ou de tout autre héros de Star Trek étaient bien loin de la vérité. L’humanité s’était effectivement engagée dans l’aventure spatiale, mais elle n’y était hélas pas la première. Une civilisation extra terrestre belliqueuse, les humanoïdes, l’y avait devancée et avait établi son emprise sur l’ensemble de la galaxie. Tout vaisseau s’aventurant dans l’espace courrait le risque de les rencontrer, et rares étaient ceux qui tentaient l’aventure sans avoir une bonne raison de le faire.
L’un de ces intrépides vaisseaux de l’espace jouissait d’une tranquillité relative dans ses voyages. Lourdement armé, et commandé par un capitaine plus qu’expérimenté, les humanoïdes n’attaquaient jamais l’Atlantis sans être en une bande suffisamment nombreuse pour qu’ils se sentent en sécurité. Et même ainsi, ils hésitaient, car jamais personne n’avait réussi à battre le capitaine Albator.
A la recherche de la planète idéale, l’Atlantis se dirigeait vers la planète Samberra.
« Pourquoi est-ce qu’on se dirige vers cette planète ? Il n’y a pas de base humanoïde à attaquer dessus. »
Joe, le jeune garçon qui avait lâché cette phrase n’avait pas plus de treize ans mais avait dû grandir plus vite que les autres enfants de son âge. Il avait vu ses parents tués par les humanoïdes, puis tous ses frères et sœurs mourir de faim un par un. Avec cette maturité accélérée était venue une rancune envers ceux qui avaient fait de lui un orphelin. Cela ne l’empêchait pas d’être une des meilleures recrues de l’équipage de l’Atlantis, et un excellent cuisinier.
« Le père de Nausicaa avait un ami sur cette planète. Comme tu le sais, il a emporté avec lui le secret de la planète idéale quand il est mort. Peut être que cet ami détient des renseignements qui nous permettront de localiser cette planète. »
Celui qui avait répondu n’était pas beaucoup plus grand que lui. On aurait pu croire qu’il s’agissait aussi d’un enfant, mais il n’en était rien. Le professeur Alfred Toshiro était un des plus grands cerveaux de la galaxie. Il était entre autres le concepteur de l’Atlantis, et avait matière à s’en féliciter. La qualité de son vaisseau avait de nombreuses fois permis à Albator de déjouer les embuscades des humanoïdes.
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Un saloon, dans une petite ville perdue au milieu du désert sur une planète isolée.
Le barman se demandait s’il devait continuer à servir des bières à cet homme. Il en avait déjà bu un certain nombre, mais ne semblait pourtant pas ressentir les effets de la boisson. De plus, qui sait ? Un étranger voyageant seul pouvait fort bien être un agent des humanoïdes. Il décida d’engager un peu la conversation.
« Alors, qu’est-ce qui vous amène sur notre planète ? » demanda t’il.
« Je devais retrouver deux vieux amis, c’était notre point de rendez-vous après que nous ayons attaqué la base humanoïde de Daperta. »
Daperta. Même dans cet endroit reculé, le barman en avait entendu parler. Tout un dépôt d’armes des humanoïdes avait été attaqué trois jours auparavant. Si l’inconnu avait fait partie de l’attaque, il devait vraiment être très ivre pour en parler comme ça. Où alors, c’était un agent des humanoïdes en train d’enquêter. Mieux valait ne pas exprimer sa sympathie trop ouvertement.
« Et… ils ne sont pas venus ? » interrogea le barman.
« Non. Cela ne peut signifier qu’une seule chose. Ils ont été faits prisonniers par les humanoïdes » répondit l’homme, reprenant une lampée de bière.
Ils auraient été faits prisonniers ? Cela n’étonnait pas le barman outre mesure. Le bulletin d’informations, envoyé par les humanoïdes parlait justement d’un coup de filet. Tous les terroristes n’avaient pas pu s’enfuir. Après tout, si cet homme était réellement un ennemi des humanoïdes, même ivre, lui indiquer ce qui était déjà dans les journaux ne pourrait pas lui faire de mal dans l’éventualité où il s’agirait en fait d’un agent humanoïde. Et puis, il lui semblait bien sympathique, ce jeune homme.
« J’ai entendu parler à la radio de ce qui s’était passé à Daperta. Les journalistes disaient justement qu’une capture avait été faite juste après. Ils les auraient emmenés sur Ardros 4 pour les juger. » se décida à révéler le barman.
L’homme se redressa d’un coup. « Et c’est maintenant que vous me le dites ? Il faut absolument que j’aille les libérer ! »
« Du calme, fiston. Dans ton état, tu ne pourrais libérer personne. En tout cas, c’est bien de tenir comme ça à ses amis. Ca fait longtemps que tu les connais ? »
« Pas tant que ça. Quelques siècles seulement. Le plus jeune était encore tout gosse quand je l’ai rencontré. Son copain n’était pas beaucoup plus âgé. Pas même cinq cents ans. »
‘Ok’, pensa le barman. ‘A mon avis, il a eu assez de bière pour la soirée.’
Comme s’il avait deviné les pensées de son interlocuteur, Methos se leva, paya, et quitta le saloon.
« Eh bien j’espère qu’il ne court pas à l’assaut d’Ardros 4 comme ça. Ca serait dommage pour lui, » soliloqua le barman en lavant le verre de celui qu’il ignorait être un Immortel.
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Ardros 4 – Quartier général des humanoïdes pour le secteur Delta 3.
Le commandeur de la base n’était pas très à son aise. Habitué à être obéi et respecté, il n’aimait pas qu’on lui parle sans le protocole qui lui était dû. L’épreuve qu’il traversait était d’autant plus pénible du fait qu’il ne parlait pas avec un de ses supérieurs. Il ne s’agissait même pas d’un soldat humanoïde. C’était un misérable terrien qu’il s’adressait à lui avec dédain. Comment avait-on pu lui envoyer l’ordre de collaborer avec cet…humain, de lui faciliter la tâche à volonté.
« Vous êtes en train de me dire que vous avez localisé l’Atlantis ? Le vaisseau d’Albator ? » Le commandant avait quelques doutes. Ces derniers mois, le pirate s’était révélé le plus évasif des opposants aux humanoïdes.
« Le système de détection à antimatière que je viens de mettre au point est infaillible. A partir de la dernière position connue d’Albator, j’ai pu déterminer sa route. Je connais maintenant sa position. Il n’est pas loin d’ici, dans le secteur Delta 3. J’ai donc immédiatement besoin de trois flottes de combat pour aller l’arrêter. » L’ingénieur terrien ne semblait pas d’humeur à plaisanter, ce qui n’empêcha pas le commandant de discuter ses instructions.
« Trois flottes. Rien que ça. Figurez-vous que mes soldats n’ont pas que ça à faire. J’ai des prisonniers à surveiller et interroger, » répondit-il.
« Je n’ai que faire de vos prisonniers. Le jour où Albator ne sera plus une nuisance pour les humanoïdes, ils n’auront même plus besoin d’être torturés. Ils seront tellement terrorisés qu’ils vous diront tout d’eux-mêmes. En attendant, vous avez reçu des instructions. Vous savez ce que vous risquez en refusant de me confier ces trois flottes, » le menaça le Dr Zone.
« Je ne le sais que trop bien, » obtempéra le commandant, blêmissant de colère.
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‘Il faut que je fasse attention avec ces bières d’importation,’ se dit Methos. Ils y mettent un je-ne-sais-quoi qui me fait vraiment délirer. ‘Un peu plus et le barman était un guetteur et je lui disais que j’étais le plus vieil Immortel de la galaxie. Mais bon. Un guetteur barman. Est-ce que ça se fait encore, ça ?’
Sa constitution d’Immortel présentait pour lui l’avantage de s’être si bien accoutumée à la boisson que les effets s’en dissipaient en moins de deux heures. Une petite sieste dans son vaisseau personnel l’avait remis d’aplomb, et il décolla en direction d’Ardros 4
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« Capitaine, je détecte sur le radar une flotte humanoïde qui s’approche de nous. » La jeune extra terrestre, Mima, avait prononcé cette phrase malgré la privation de bouche dont elle était affectée. L’absence de pupille à ses yeux ne l’avait pas non plus empêchée de détecter l’approche de la flotte sur son radar, puis d’en avertir son capitaine. « Deux autres flottes viennent d’apparaître ! » précisa t’elle, inquiète. Trois flottes humanoïdes lourdement armées étaient en général mauvais signe.
« Trois flottes dis-tu ? » demanda Albator.
« Ils nous encerclent ! » s’exclama le professeur.« Ils chargent leurs armes, ils se préparent à attaquer. »
« Mais ils ont l’air de m’en vouloir. Je vais leur montrer comment un pirate se défend, » déclara Albator. « Alfred, arme les canons antiplasmiques. »
« A tes ordres capitaine. » lui répondit le génie.
Les vaisseaux humanoïdes engagèrent le combat en faisant feu sur l’Atlantis. Le vaisseau du capitaine corsaire riposta immédiatement, éliminant d’emblée la menace que représentaient deux des plus gros vaisseaux ennemis.
Manœuvrés par des tireurs habiles, les canons de l’Atlantis semblaient faire mouche à chaque salve. Cela n’était pourtant pas suffisant. Si la flotte attaquante semblait faiblir à vue d’œil, les corsaires encaissaient un nombre important de coups ennemis, certains le touchant à des endroits vitaux.
« On les a presque tous eus, » Annonça fièrement Joe. « Il n’en reste plus qu’un là-bas. » Le jeune garçon pensait à ses parents, à ses frères et sœurs, que cette bataille vengeait en quelque sorte.
« Peut-être bien, » répondit le professeur Toshiro. « Mais ne te réjouis pas si vite. Il est de taille importante, et nos boucliers sont morts. Quant à nos armes, elles sont presque… Oh non ! » Son ordinateur venait de lui indiquer que les armes s’étaient éteintes peu de temps après les boucliers.
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Ayant décidé qu’il avait fini de cuver sa bière, Methos décolla de la planète où il s’était enivré, attendant vainement ses amis de plus de cinq cents ans. Zeist. Un nom bizarre pour une planète à la bière bizarre. Peu importe, il n’était pas prêt d’y remettre le bout de son épée.
Une bonne poussée d’accélération dans ses réacteurs antigravifiques, et le Horseman Watcher se libéra du champ gravitationnel de la planète.
‘Pas fâché de quitter ce trou. C’était bien de Duncan de choisir des endroits pareils. Il va m’entendre, quand je le tirerai de sa prison. Lui et son apprenti.’
*BEEEEEP*
Une sonnerie stridente sortit l’Immortel pentamillénaire de ses pensées.
« Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Quelqu’un a joué au jeu de massacre avec des vaisseaux humanoïdes par ici ou quoi ? » Son radar lui indiquait des centaines de débris, tous provenant vraisemblablement de vaisseaux humanoïdes.
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A bord de son astronef, le docteur Zone commençait à savourer sa victoire. Albator semblait désarmé et sans défense. Il avait pu abattre trois flottes presque complètes de ces stupides humanoïdes, mais il ne l’avait pas eu, lui. Et après ce prochain tir, Albator ne serait plus qu’un souvenir.
Il arma ses canons à photons deltaphasiques. Une salve bien ajustée devrait prendre soin de son ennemi de toujours.
Il fit feu.
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*BEEEP BEEEEP BEEEP*
L’écran de Methos lui indiqua que la bataille qui s’était jouée ici n’était peut-être pas encore terminée. Il se trouvait exactement entre deux vaisseaux. L’un des deux était un des appareils humanoïdes les plus récents de la flotte. L’autre était un imposant vaisseau sombre arborant le pavillon noir.
*BEEP BEEEEEP BEEP BEEEPEEE*
« Qu’est-ce que c’est que ça encore ? L’humanoïde me tire dessus ? Je lui ai pourtant rien… Ah mince, quel idiot ! Evidemment, il ne peut pas me voir. »
Horseman Watcher était équipé des derniers gadgets technologiques des guetteurs. Sous le nom d’Abel Pierson – au bout de soixante-dix ans, Adam Pierson avait commencé à faire un peu tâche et était soudain décédé de manière opportune – Methos continuait à tenir ses propres chroniques chez les guetteurs, prenant ainsi la succession de son ‘ancêtre’. Et les guetteurs disposaient de technologies bien plus avancées que celles dont pouvaient rêver les humanoïdes. Ce bouclier d’invisibilité, par exemple, s’était révélé utile en de nombreuses occasions. Cette fois en l’occurrence n’en était pas une. Une torpille fonçait sur lui, et il n’avait plus le temps de manœuvrer pour l’éviter.
‘Bon, eh bien à gadget gadget et demi. C’est le moment de tester le bouclier à Corbomite que Dawson m’a procuré. » Pas Joe Dawson, évidemment, mais Georges Dawson. Un de ses descendants. Le bouclier en question était encore au stade expérimental, et était censé renvoyer à un agresseur tout tir qu’il enverrait.
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« Albator, il nous tire dessus. Une torpille deltaphasique. »
« J’ai vu, Alfred. Mais je ne peux plus faire grand chose. Tout ce que je peux tenter, c’est essayer de nous écarter, mais ça risque de ne pas nous servir à grand chose. Notre gouvernail est fortement endommagé, » répondit le pirate à l’œil bandé.
« Tout ce que nous pouvons faire, alors, c’est prier, » dit Nausicaa, joignant les mains
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Methos arma le bouclier moins de trois secondes avant que la torpille ne le heurte de plein fouet.
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Zone contempla son tir destructeur, qui se rapprochait petit à petit de son ennemi juré. Encore quelques secondes, et …
« Qu’est-ce que c’est que ça ? » s’exclama le savant.
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« Vous avez vu ça ? La torpille a explosé. Comme ça. Dans le vide ! » Joe n’en croyait pas ses yeux.
« Oui. C’est plus qu’étrange, » lui répondit le professeur, levant les yeux de son écran pour regarder au dehors. « Attendez, il se passe encore quelque chose ! »
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Zone n’eut pas le temps d’écarter son vaisseau. Prévue pour venir à bout de l’Atlantis, la décharge renvoyée par le bouclier de Methos cloua sur place son vaisseau humanoïde, minuscule en comparaison du navire pirate. Il n’eut que le temps de se réfugier dans une capsule de sauvetage et de s’éloigner avant que son vaisseau n’explose en une gerbe incandescente.
« Ça, tu me le payeras, Albator, » menaça t’il, une fois de plus.
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« Je n’arrive pas à y croire, nous sommes sauvés ! » exulta Nausicaa
« Oui, là, on a vraiment eu de la chance, » confirma le professeur.
Les manifestations de joie de l’équipage furent interrompues par une voix féminine. « Capitaine, le radar détecte la présence d’un vaisseau non-identifié. Précisément à l’endroit où le tir humanoïde a ricoché. »
« Mais oui, » confirma le corsaire. « On dirait bien un petit vaisseau. »
« Mes capteurs opto-thermiques ne détectent aucun signe de vie à bord, » annonça Alfred. « Je crois que le vaisseau a été endommagé lors de l’impact, et que le pilote est mort sur le coup. »
« Le pauvre. Il est mort en nous sauvant, » constata Nausicaa
« On ne va pas l’abandonner comme ça, » décida Albator. « Sa mort nous a sauvés. Le moins que nous puissions faire est de lui offrir un enterrement digne de sa mort de héros. »
« Mais capitaine, » s’écria Joe. « On ne peut pas rester ici plus longtemps, les humanoïdes connaissent certainement notre position. Et nous sommes désarmés ! »
« Sache, mon garçon, que le capitaine Albator n’abandonne jamais quelqu’un qui l’a aidé, même si c’est un mort. » le sermonna Toshiro.
« Mais avec les funérailles spatiales, on va renvoyer son corps dans l’espace ! Ca sert à rien ! » se lamenta t’il. Inutilement, car personne ne prêta attention à cette dernière remarque.
L’Atlantis envoya un stellarpon vers le vaisseau inconnu. D’ordinaire, un simple rayon tracteur aurait fait l’affaire, mais ceux-ci avaient été endommagés pendant le combat. Les stellarpons étaient normalement destinés à monter à l’abordage de vaisseaux ennemis, mais habilement manœuvrés, ils pouvaient servir à ramener à bord des objets de taille raisonnables. Le vaisseau en question étant de taille relativement modeste, même pour un monoplace, il fut rapidement amené à bord de l’Atlantis.
« Le Horseman Watcher, » commenta Albator. « Je n’ai jamais entendu un tel nom de vaisseau, » continua t’il alors que le docteur retirait le corps privé de vie du pilote et le posait sur la civière.
« C’est bizarre qu’il soit dans un tel état, » s’étonna le docteur. « Il a été exposé au vide spatial. A des températures incroyablement basses. Et il n’a rien, pas une éraflure, pas un hématome. On a presque l’impression qu’il n’est qu’endormi. »
Albator ne répondit pas. Il contemplait le corps athlétique qui reposait sous ses yeux, méditant le fait que cet homme, sans en être conscient, avait sauvé la vie de plus d’une centaine d’hommes de son équipage. Aurait-il jamais une occasion de rendre justice à cette victime innocente de la colère des humanoïdes ?
Soudain, la poitrine du pilote inanimé se souleva brutalement. Avec un cri rauque, ses poumons se remplirent d’air et il ouvrit les yeux.
« Je n’y comprends rien, » dit le docteur. « Je croyais que vous étiez mort ! »
« Incroyable ! » s’exclama le professeur.
‘Methos, dans quelles embrouilles t’es-tu fourvoyé ?’ marmonna en lui-même le vieil Immortel. ‘Il va falloir trouver une explication potable. Et vite.’
« Mais comment est-ce possible ? » demanda Nausicaa
« Heu… hé bien… c’est à dire que… » bafouilla Methos. « Mon père m’a toujours dit ‘Abel mon fils, si un jour tu dois te retrouver dans le vide spatial, ne retiens pas ta respiration, mais vide tes poumons au maximum.’ »
« Mais c’est stupide, » dit Joe sans beaucoup de tact. « Vous risquiez d’être asphyxié ! »
« Au contraire, » répondit Alfred. « C’est très rusé. S’il avait gardé les poumons pleins, la différence de pression l’aurait fait exploser. Vous pourrez remercier votre père, monsieur. »
‘Ouf, ils ont l’air d’avaler l’histoire.’ Methos commençait à respirer. Dans tous les sens du terme.
« Et nous, nous pouvons vous remercier, monsieur… Abel ? » dit Albator. « Votre présence à cet endroit précis nous a été salutaire. »
« Abel Pierson, » précisa Methos. « Ce fut un plaisir de vous sauver la vie. » Il examina l’homme qui venait de parler. Celui-ci était vêtu d’habits d’un autre âge. Le grand uniforme d’un capitaine corsaire du dix-septième siècle lui seyait plutôt bien, considérant le fait qu’il se tenait sur un navire spatial quelques siècles plus tard. Le bandeau sur l’œil allait tellement bien avec le costume que Methos se demanda s’il n’en avait pas simplement un peu rajouté. Mais en considérant la joue balafrée du capitaine, il se dit que ce bandeau n’était probablement pas qu’une simple décoration. L’ensemble était des plus élégants.
« Est-ce que vous pensez pouvoir vous tenir debout, monsieur Pierson ? » demanda le docteur. « Je peux vous amener un fauteuil roulant si vous voulez. »
« Ça ne sera pas nécessaire, » répondit Methos. « Je pense que je vais pouvoir y arriver. » Il commença à se relever. Suffisamment lentement pour laisser l’impression d’être encore affaibli Il y réussit si bien qu’il sursauta soudain et perdit l’équilibre. Il serait probablement tombé à terre si Albator n’avait pas bondi en avant et ne l’avait pas rattrapé à temps.
« Merci, » dit simplement Methos. Les membres de l’équipage n’avaient probablement vu là que la faiblesse d’un homme fatigué par une épreuve quasi mortelle, mais lui était soudain préoccupé par un problème bien plus important à ses yeux. Le malaise qui l’avait fait tomber n’était pas dû à de la fatigue. Il s’agissait du signal que ressentaient tous les Immortels à proximités d’un des leurs. Cela signifiait donc qu’un autre Immortel se trouvait à bord de ce vaisseau, de l’Atlantis, et il était curieux de savoir qui.
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Après quelques heures de sieste, Methos alla retrouver le capitaine dans la salle à manger de l’Atlantis.
« Donc c’est vous le célèbre Albator ? Le pirate qui combat les humanoïdes ? » s’enquit Methos. Même pour un Immortel vieux de plus de cinq mille ans, rencontrer des légendes vivantes n’arrivait pas tous les jours.
« Je préfère le terme corsaire, si vous le voulez bien. » répondit le capitaine. « Quant à combattre les humanoïdes, mon but premier est en fait de trouver une planète idéale. Mais si quelqu’un sur mon chemin est opprimé par les humanoïdes, je serai toujours là pour le défendre. Je pense que vous saisissez l’ampleur du symbole que l’Atlantis représente pour les humains, de ce symbole que vous avez sauvé aujourd’hui. Je ne sais pas si je pourrai jamais rembourser cette dette que j’ai maintenant envers vous… »
« En fait, vous pouvez peut-être la rembourser très vite, » dit Methos après un moment de réflexion. « Voyez-vous, deux de mes amis ont été faits prisonniers par les humanoïdes il y a quelques jours. Je crois qu’ils sont détenus sur Ardros 4. Je comptais aller les libérer, mais maintenant, mon Horseman Watcher est plus ou moins hors d’état de le faire… »
« Vos amis sont détenus chez les humanoïdes ? » demanda Albator. « Et sur Ardros 4 ? Qu’ont-ils fait pour être capturés et être transféré à un QG de Secteur ? »
« Oh. C’est une longue histoire, » répondit l’Immortel. « Vous n’auriez pas une bière, d’abord ? Mais une Terrienne, ok ? »
Une fois sa bière devant lui, Methos raconta tout à Albator. Enfin, presque tout. Comment Duncan, Richie et lui avaient eu vent du projet des humanoïdes de déplacer la population de toute une colonie. Comment les colons, ne voulant pas quitter leur planète s’étaient révoltés. Les humanoïdes avaient alors décidé d’utiliser une bombe atomique pour exterminer ces rebelles, et, pressés par le temps, les trois amis n’avaient eu qu’une seule possibilité d’action : détruire le dépôt où se trouvait cette bombe. A Daperta.
« J’ai eu des échos de Daperta, » dit Albator. « Une opération admirable à mon avis. Vous avez réussi à anéantir un dépôt complet de munitions sans qu’aucun soldat humanoïde ne soit blessé. »
« Mouais. Ça, c’était une idée de Duncan, » répondit Methos. « Il a un sens de la chevalerie un peu trop développé. Ça doit provenir de son éducation. Toujours est-il qu’il a décrété que les humanoïdes qui étaient sur place n’étaient pas responsables des fautes de leurs officiers, et qu’il fallait éviter au maximum de leur faire du mal. »
« Ça a plutôt bien marché, non ? » demanda le corsaire, finissant sa bière.
« A mon avis, c’est plutôt ça qui a perdu mes amis, » lui répondit Methos. « Un des vigiles nous avait vus. Duncan s’est contenté de l’assommer, mais à mon avis, il a du se réveiller plus tôt et donner l’alerte. S’il n’en avait tenu qu’à moi, il n’aurait pas été simplement assommé. » Methos se resservit une troisième bière.
« En tout cas, j’ai de l’admiration pour la chevalerie de votre ami. Et j’ai l’impression que quoique vous puissiez dire, vous l’admirez vous aussi, » conclut Albator. « Votre opération a sauvé des milliers d’innocents, vous-même avez sauvé mon navire et son équipage. Ce serait faire insulte à ce sens de l’honneur que de l’abandonner. Vous pouvez compter sur notre présence à Ardros 4 d’ici quelques heures. »
« Je ne peux rien dire d’autre que merci beaucoup. En mon nom, en celui de Duncan et en celui de Richie. Sinon, je commence à avoir passablement faim. Le dîner est servi à quelle heure ? »
La sonnerie stridente d’un détecteur d’incendie répondit à sa question. Et, suivant presque immédiatement ce bruit, des flammes commencèrent à se faire voir à travers la porte de la cuisine. Au spectacle de ces flammes s’ajoutèrent des cris d’appel au secours venant de l’autre côté de ces flammes. Des gens étaient prisonniers de cet incendie.
Sans hésiter, Methos et Albator s’enfoncèrent dans les flammes et traversèrent la cuisine. Ils trouvèrent de l’autre côté des flammes Joe, le jeune garçon qui faisait habituellement les repas. Avec lui était quelqu’un qui n’aurait pas du se trouver dans une cuisine : le professeur Toshiro.
Ne cherchant pas à comprendre, Methos empoigna le jeune garçon, le mit à l’abri sous son imperméable, et repris le chemin vers la sortie, à travers les flammes. En même temps que lui, Albator fit de même avec le professeur qu’il mit à l’abri dans sa cape de corsaire.
Les flammes étaient moins fortes sur le chemin du retour, car Nausicaa et le docteur étaient arrivés sur place et combattaient déjà le feu avec des extincteurs. Le docteur, voyant les brûlures sur le visage d’Albator, abandonna immédiatement son extincteur pour aller lui donner les premiers soins. Occupé à le panser, il ne remarqua pas le regard étonné de son capitaine. Albator dévisageait Methos dont le visage ne portait absolument aucune marque de brûlure, aussi légère soit-elle.
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« Est-ce que tu peux m’expliquer ce que tu faisais dans la cuisine ? » Albator n’était pas très content de ce qui s’était passé.
« Heu… je voulais faire le dîner, » répondit Alfred.
« Tu voulais refaire cuire du riz ? » rétorqua Joe. « On le connaît, ton riz. Immangeable. A croire que tu voulais plutôt tester tes détecteurs d’incendie. »
« Et alors ? Au moins ils fonctionnent ! » lança le professeur.
« Ca suffit ! » dit Albator. « Joe, tu vas nettoyer la cuisine, et toi, Alfred tu vas rajouter quelque chose à ces détecteurs. Il manque des extincteurs automatiques. Et n’oubliez pas que sans monsieur Pierson, vous ne seriez probablement plus en vie à l’heure qu’il est. »
« Merci monsieur Pierson. » dirent les deux rescapés avec plus ou moins d’entrain.
« Maintenant, allez faire ce que je vous ai dit, » ordonna Albator. « Quant à vous, Abel, j’aurais besoin d’avoir une conversation avec vous. Pouvez-vous me rejoindre dans mon bureau dès que possible ? »
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« Vous vouliez me voir, capitaine ? » Methos était légèrement inquiet, car il se doutait de la raison pour laquelle il était convoqué.
« Oui, » dit celui-ci. « J’ai quelques explications à vous demander. »
‘Aïe aïe, on y vient,’ pensa Methos.
« Je voudrais que vous m’expliquiez comment vous avez, par deux fois traversé un brasier ardent, sans en garder la moindre brûlure, » s’enquit Albator.
« Eh bien, disons que j’ai un épiderme très résistant, » essaya Methos.
« Je vais être un peu plus précis, » ajouta le corsaire. « J’ai vu votre visage dans la cuisine. Vous aviez une grave brûlure sur la joue. Elle n’y était plus quand nous sommes sortis. Votre épiderme résistant est-il aussi ultra-cicatrisant ? Et pourriez-vous m'expliquer comment vous survivez plus de dix minutes dans l'espace sans oxygène ? »
‘Bon, nous y sommes,’ réfléchit l’Immortel. ‘C’est le moment de prendre une grave décision.’ Révéler son Immortalité n’était une chose ni aisée ni courante. Durant ses millénaires d’existence, bien peu de mortels avaient partagé son secret. Il avait vu les problèmes que cela avait causés à Amanda. Elle s’était révélée à un pré-Immortel, et tout ce qu’elle en avait tiré c’était de partager avec lui un peu plus d’un an d’aventures toutes plus ridicules les unes que les autres. Elle n’avait pas tardé à le décapiter d’elle-même quelques semaines après la première mort de celui-ci.
D’un autre côté, le capitaine saurait s’il lui mentait, et lui en voudrait probablement. Peut-être même ne voudrait-il plus l’aider à libérer Duncan et Richie. Non. Il l’aiderait probablement de toutes façons, c’était un homme d’honneur. Bien que n’étant pas Immortel, il s’était élancé dans les flammes pour aller sauver ses hommes d’équipages, ses amis. Duncan lui avait fait comprendre la valeur de l’honneur, et Richie lui avait fait comprendre la valeur de l’amitié. A tout prendre, mieux valait choisir l’amitié d’un homme d’honneur.
« Je peux tout vous expliquer, » se décida Methos. « Mais il faut que vous me donniez votre parole de Capitaine que ce que je vais vous révéler ne sortira pas de cette pièce. »
« Vous avez ma parole de Capitaine, » promit Albator.
« Eh bien voilà : je ne m’appelle pas vraiment Abel Pierson. Mon nom est Methos, je suis né il y a plus de cinq mille ans dans une tribu de l’âge de bronze dont je ne me rappelle plus rien, j’ai été l’un des quatre Cavaliers de l’Apocalypse, j’ai connu Socrate, j’ai vu la princesse Diana, et … » il sortit son épée de son imperméable « et je ne peux pas mourir. » Il enfonça l’épée dans son cœur qui cessa de battre.
« Abeeell ! » hurla Albator en se précipitant vers Methos, arrachant l’épée.
« Pas Abel, » dit l’Immortel, reprenant presque immédiatement son souffle. « Methos. »
Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre.
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« Le capitaine se porte mieux ? » Inquiète pour les brûlures d’Albator, Nausicaa était retournée à l’infirmerie prendre des nouvelles.
« Ses brûlures sont étendues, mais pas sérieuses, » répondit le docteur. « Je comptais justement passer voir comment il se sentait. Vous voulez m’accompagner? »
« Très volontiers. »
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Personne ne répondit à la porte quand Nausicaa et le docteur frappèrent.
« Ça m’inquiète, » dit Nausicaa. « Il a l’air d'être là, la lumière est allumée. Peut-être devrions-nous rentrer voir si tout va bien. »
« Je n’oserais jamais rentrer chez lui comme ça, » protesta le docteur.
« Je vais le faire. Ne vous inquiétez pas, » le rassura Nausicaa
Après avoir encore frappé à la porte, Nausicaa entra dans la pièce. Ce qu'elle y vit la stupéfia. Albator et monsieur Pierson étaient sur le divan, nus comme des vers. Monsieur Pierson roucoulait tandis que le capitaine corsaire lui mordillait l'oreille. N'en pouvant plus, Nausicaa referma la porte.
« Alors ? Il va bien ? » demanda le docteur.
« Je n’ai jamais vu tant de parties d'anatomie masculine, » se contenta de répondre Nausicaa avant de s'enfuir en pleurant.
Arrivée dans sa cabine, Nausicaa pleura encore pendant une bonne demi-heure sur son lit. Puis elle se décida à se relever, et se dirigea vers sa console d'ordinateur.
« Ordinateur, » commença t’elle. « Veuillez établir un appel crypté vers le Queen Emeraldia par le système de communication instantanée. »
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Dans la salle de réunion, Toshiro avait rejoint Albator et Methos pour choisir un plan d’action.
« La planète Ardros 4 est lourdement défendue, » fit tout d’abord remarquer le professeur. « C’est un quartier général de secteur, il doit y avoir plusieurs flottes humanoïdes en orbite. »
« Quatre en temps normal, » répondit Albator. « Ce qui veut dire qu’il n'y en a qu'une seule actuellement. »
« Comment cela ? » demanda Methos.
« Nous avons été attaqués par trois flottes humanoïdes simultanément, » expliqua le capitaine corsaire. « Elles ne pouvaient venir que du QG de secteur le plus proche, c'est à dire d'Ardros 4. Comme nous les avons anéanties dans la bataille, cela signifie que la planète n'est plus défendue que par une seule flotte. »
« Tout va bien, alors, » dit Methos. « Une seule flotte ne représentera aucun problème face à l'Atlantis ? »
« Ne vous réjouissez pas trop vite, » prévint le professeur. « L’Atlantis a été très fortement endommagé dans la bataille. Nous pouvons vaincre cette flotte, mais le combat risque d'être rude. »
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« Nous arrivons en bordure du système d’Ardros, » annonça Mima.
« Parfait, » dit Albator « Ralentissez les machines, nous approcherons suffisamment lentement pour éviter d’être détectés. »
« Capitaine, un vaisseau s’approche de nous. » Nausicaa semblait inquiète. Les humanoïdes les avaient-ils déjà détectés ?
« Ce n’est pas un vaisseau humanoïde, » dit Alfred. « C’est le Queen Emeraldia! »
« Emeraldia demande à monter à bord, » dit Mima.
« Quelle idée de demander ? » s’exclama Albator. « Bien sûr qu’elle peut monter. »
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Methos était sur la passerelle quand il sentit le bourdonnement familier annonçant l’arrivée d’un Immortel. Se retournant, il vit arriver une grande femme, vêtue des mêmes habits de corsaires qu’Albator. Elle avait toujours ses deux yeux, mais la même cicatrice courait sur sa joue gauche. Derrière elle se trouvait la petite fille qui accompagnait souvent le docteur, tenant son chat dans les bras.
« Je veux savoir à qui j’ai affaire, » dit-elle. « A qui j'ai vraiment affaire. »
« Mon nom est Methos, » répondit-il. « J’imagine qu’on vous a parlé de moi ? »
« J’ai eu effectivement certains détails, » reconnut-elle, lançant un regard vers Nausicaa.
« Je suppose que nous devrions régler ce différend, » proposa t’il, tirant son épée.
« Tout à fait d'accord. » Elle sortit du fourreau son sabre de corsaire.
Se jetant l’un sur l'autre, ils engagèrent le duel Elle dirigea son sabre vers le cœur de son adversaire, mais celui ci para aisément, utilisant cette menace pour reprendre l’avantage sur elle. Le combat dura ainsi plusieurs minutes, l’agilité d'Emeraldia s’équilibrant avec l’expérience de Methos.
Les membres d’équipage assistaient au combat, n’osant intervenir. Nausicaa espérait même qu’ils allaient s'entretuer, ses deux rivaux pour le cœur du Capitaine Albator pouvant ainsi s’éliminer d’eux-mêmes.
Le combat aurait pu continuer indéfiniment si un événement imprévu pour Methos n’était pas arrivé. Concentré qu’il était, il mit quelques moments avant de réaliser que le signal de l’Immortel qu’il ressentait s’était dissocié de son adversaire. Emeraldia était en face de lui, et le signal venait maintenant de derrière lui.
Emeraldia comprit tout de suite l’avantage qu’elle pouvait tirer de ce relâchement de concentration. Chargeant, elle désarma Methos dont l’épée alla voler derrière celui-ci…
…et se planter dans le corps du chaton.
« Vous l’avez tué ! Vous avez tué mon chaton ! » La fillette avait aussitôt fondu en larmes, et s’était jetée sur Emeraldia, la martelant de petits coups de poing.
Methos, de son côté, était plus qu’intrigué. Le signal Immortel qu’il ressentait avait stoppé d’un coup. A bien y réfléchir, le signal s’était arrêté juste après qu’il ait été désarmé. Il commença à avoir des soupçons, et alla interroger Nausicaa.
« Depuis combien de temps a t’elle ce chaton ? » demanda t’il.
« Nous l’avons trouvé il y a presque un an, pourquoi ? » répondit-elle.
« Il a toujours été aussi petit ? »
« En fait, il aurait du grandir plus, mais il a eu un problème de santé il y a six mois. Il a du être opéré, » raconta t’elle. « Nous avons cru l'avoir perdu sur la table d’opération, mais il a survécu. »
« Perdu ? » demanda Methos.
« Oui. Son cœur s’est arrêté un moment, » expliqua t’elle. « Puis il est reparti au bout de quelques secondes. Toujours est-il qu’il a arrêté de grandir depuis. »
« Et c’est un chaton trouvé. Je crois que j’ai compris, » dit Methos. « C'est plus qu’étrange, mais je crois avoir compris. »
Il alla se pencher sur le chat, et retira son épée de la petite dépouille. Presque aussitôt, avec un miaulement rauque, le félin remplit ses poumons d’air et se dressa sur ses pattes.
Sa maîtresse détourna son attention d'Emeraldia et se précipita vers son chaton. « Il est vivant ! Oh, merci monsieur, merci beaucoup, » dit-elle, le chat dans les bras, allant embrasser Methos.
« Aussi étonnant que cela puisse paraître, » dit Methos à Albator. « Ce chat et moi avons... certaines choses en commun. Je ne pensais pas que ce soit possible, mais je dois quand même admettre l’évidence. »
Il se dirigea vers la petite fille pour lui donner quelques conseils. « Tu as un chat très spécial, ma petite, » lui dit-il. « Très beau mais très spécial. Mais il faudra faire attention à certaines choses : ne l’expose pas à une lumière trop forte, ne l’arrose pas d’eau, et surtout, ne lui donne jamais à manger après minuit. »
« Heu… Vous êtes sûr d’être dans le bon crossover ? » demanda Emeraldia.
« Oups, désolé, je suis un peu distrait, » s’excusa t’il. « Pour lui, il n’y a que deux règles à respecter. »
« Ah bon ? » demanda la fillette. « Lesquelles ? »
« D’abord, il ne doit pas se bagarrer avec d'autres chats comme lui dans une église, » énonça t’il. « Et ensuite, il doit se tenir le plus possible à l’écart des ventilateurs. C’est que c’est dangereux ces trucs là. »
Il s’adressa ensuite à Emeraldia.
« Je vous présente mes excuses, » dit-il. « Je vous avais pris pour quelqu’un d’autre. »
« J’accepterais vos excuses, » répondit-elle, « si vous m'expliquiez pourquoi vous avez fait ce que vous avez fait avec le capitaine Albator. »
« Disons que c’était plutôt instinctif, » tenta t’il d'expliquer. « Vous savez, quand on a connu la Grèce antique... Albator me rappelle un peu Socrate. Quand il était jeune, bien sûr. Je suis désolé de vous avoir causé de la peine, et, une fois de plus, je vous présente mes excuses. »
« Socrate ? La Grèce antique ? Mais de quoi parlez-vous ? » demanda t’elle, interloquée.
« De tout et de rien, » répondit Methos. « Albator pourra vous expliquer. Mais pour l’heure, nous avons plus urgent à faire. Mes amis sont retenus prisonniers des humanoïdes sur Ardros 4, et... »
« Vous pouvez compter sur l’aide du Queen Emeraldia, » promit-elle. « Je ne laisserais jamais quelqu’un souffrir sous le joug des humanoïdes. »
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« Commandeur, un vaisseau pirate s’approche de nous. » Le soldat semblait perturbé. La réputation des corsaires n'était plus vraiment à faire.
« L’Atlantis ? » demanda le commandeur. « Zone avait promis de le détruire. Au lieu de ça, j’ai perdu trois flottes. Peu importe, il doit être suffisamment endommagé pour ne pas représenter une trop lourde menace. »
« Euh, non, commandeur, » bredouilla le soldat. « Il s'agit du Queen Emeraldia. Et il est lourdement armé. »
« Très bien, » soupira le commandeur. « Faites décoller la dernière flotte. »
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« Et faites bien attention, » avait recommandé Albator. « N’abattez pas les appareils humanoïdes. Contentez-vous de les endommager, et de mettre leurs armes hors d'état. Les hommes que nous secourons ne voudraient pas être sauvés au prix de morts, fussent-elles celles d’humanoïdes. »
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Tout occupés qu’ils étaient à essayer d’éviter les tirs du Queen Emeraldia, les humanoïdes ne virent pas approcher deux petits chasseurs. A leurs bords, Albator et Toshiro s'introduirent rapidement dans la base, et neutralisèrent aisément les quelques gardes qui restaient. Ils furent de retour sur l’Atlantis en très peu de temps.
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« Je n’ai pu retrouver qu’un seul de vos amis. Un grand et brun, » expliqua Albator. « Il était le seul prisonnier dans la base. »
« Il ne vous a pas dit où ils avaient emmené Richie ? » demanda Methos.
« Il n’a pas pu parler. Il était... ‘inconscient’ quand nous l’avons retrouvé. »
« Il ne devrait pas tarder à se ‘réveiller’, » dit Methos. « Je veux pouvoir lui parler dès que possible. »
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Dans une cabine à l'écart, sous les yeux d'Albator et de Methos, les poumons de Duncan McLeod se remplirent, et le Highlander se releva.
« Mac, ça fait plaisir de te retrouver, » dit Methos. « Je te présente le Capitaine Albator. Il sait qui nous sommes, et quel âge nous avons. »
« C’est un honneur de vous rencontrer, capitaine, » dit Duncan. « Je connais votre réputation. »
« Mac, » demanda Methos. « Nous n'avons pas pu trouver Richie dans la base. Tu ne sais pas où ils auraient pu l’emmener ? »
« Mais voyons, Richie est mort depuis plusieurs siècles, » dit Duncan tristement.
« Non, » protesta Methos. « Ça n’est pas vrai ! Richie n'est pas mort ! »
« Capitaine, » dit McLeod, s’adressant à Albator. « Je pense qu’il est temps de finir les présentations. Je suis Duncan McLeod du clan McLeod, et voici Methos, du clan Denial. »
THE END
Postface : voilà, j’espère que vous avez aimé. Je ne pense pas avoir pris beaucoup de liberté avec les personnages. ( ah si, on m’a dit ‘Mais pourquoi as-tu fais de Methos un ivrogne ?’ ). Il est à noter que dans la série originale Albator 84, Emeraldia ne se serait pas battue en duel pour le cœur d’Albator, car elle est en fait amoureuse du professeur ( aussi étonnant que ça puisse paraître… ). A part ça, rien d’autre à dire, sinon qu’il est minuit passé, et que demain je dois me remettre au chinese first… pas marrant, ça.
Amusez vous bien, ne coupez pas trop de têtes, ne faites pas confiance à un humanoïde( même s’il a la même voix que Magnum ), et n’oubliez pas que les Sylvidres brûlent comme du papier.
Poupov, Janvier 2001
Ah si, pour citer Mr Garisson ( South Park ) : « I am not gay ! »