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Sacré(e) (Terre ou sol)
Voici un extrait des mémoires de René-Henri Delaunoy, immortel qui entretint une correspondance avec Théophile Gautier (il s'arrangea pour lui en dire assez pour l'intriguer, mais en laissant planer le doute que ce n'était qu'un délire d'opiomane) :
"À monsieur Théophile Gautier, place Royale, à Paris.
Saint-Saturnin, le 8 février 1832
Mon jeune ami,
Puisqu'il vous plaît que je vous entretienne de ces sols sacrés dont il a été
question l'autrefois, voici ce que je puis en dire : tous les lieux qui ont été
consacrés par l'exercice d'une foi, d'un culte, le sont ; et pas seulement ceux
fréquentés par les croyants des religions monothéïstes, n'en déplaise à nos
Bons Pères qui fustigent encore le païen. (Mais que pensent-ils du juif, ou
pire, du mahométan, avec lesquels ils entretiennent à plaisir des griefs encore
nombreux? Je n'oserais pénétrer leurs consciences...) Et le caractère sacré de
ces lieux perdure, même après la disparition de tout officiant. Comment, me
direz-vous, un chrétien peut-il savoir qu'il foule un sol qui fut sacré aux
temps des Phéniciens (mais dont il peut, certes, distinguer encore quelques
vestiges), ou mieux, un sanctuaire païen qui du temps de sa splendeur n'offrit
d'autres artifices que quelques dispositions de la nature? C'est tout
simplement qu'il le SENT, car il a en lui une disposition supérieure à celle
des autres hommes, mortels ; et, de même qu'il peut ressentir la présence d'un
de ses semblables, de même qu'il perçoit, avec moins d'acuité toutefois, la
présence de créatures mortelles, semblablement il reçoit, telles d'impalpables
effluves, l'écho de la dévotion, des craintes, des espoirs et des souffrances
que d'autres vinrent déverser à cet endroit. C'est pour cette raison qu'un sol
sacré le reste, même si les autorités religieuses, plus temporelles et plus
oublieuses, en ont décidé autrement. Il arrive, vous le savez, que l'évêché,
arrêtant que telle église, telle chapelle ne peut plus être entretenue, y
suspende l'exercice du culte, réunisse deux paroisses et abandonne l'édifice
sacrifié à l'usage profane (ce fut fréquemment le cas lors de la révolution,
pour d'autres raison, que vous imaginez). Certes. Mais il serait fort malsain
de s'y battre en duel, croyez m'en. L'Immortel n'a que faire des arrêts du
diocèse, ou même des bulles pontificales : sa loi est plus ancienne, et s'il ne
tremble pas devant la perspective d'outrager un lieu de culte ou de repos
éternel, mal lui en prendra ! Ou alors, il estime posséder un puissant pouvoir.
Je le laisserai à ses illusions.
Voilà, je n'avais d'autres événements à vous conter que ces fariboles dont vous
êtes friands. J'ai lu votre "Albertus". C'est habile... Comment vont Nerval et
Nanteuil ?
Votre dévoué et vieux
R.H. Delaunoy
PS : De grâce, n'abusez pas des drogues. Vous allez me répondre que je suis mal
indiqué pour vous en faire le reproche, mais justement : vous êtes jeune,
robuste, et les effets sur vous ne se font pas sentir avec toute leur nocivité.
Prenez un juste exemple sur moi. J'ai quelque peu forcé sur le pavot, ces
derniers jours, par ennui. Me voilà tout boursoufflé, à faire fuir les
bergères, et tourner le lait du cheptel!"
Rob' - 16/09/02
Seacouver
Seacouver est la ville imaginaire dans laquelle vit Duncan MacLeod une bonne
partie de la série. L'action est censée se passer à Seattle au nord-ouest des
Etats Unis, mais la série est en fait tournée à Vancouver au Canada (comme
beaucoup de séries, pour des raisons budgétaires). Les Fanlanders ont donc
baptisé la ville Seaucouver, contraction de Seattle et Vancouver.
Marie-Gwen - 09/12/02
Shlack
Le bruit que fait la lame quand elle rencontre le cou d'un de nos petits
immortels. Paradoxalement, un même shlack procure deux sentiments totalement
différents : une grande libération pour le vainqueur, et une grande souffrance
pour le vaincu... A moins que ça ne soit le contraire... - En cas de
shlack, pensez absolument à éteindre l'ordinateur... Vous ne trouvez pas que le
temps se couvre tout à coup ???
Moonlight.Shadow - 28/05/02
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